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L’hypertrichose correspond à un développement excessif de la pilosité sur une zone ou sur une partie plus étendue du corps. Elle peut concerner une femme, un homme ou un enfant, être présente dès la naissance ou apparaître au cours de la vie.
Une pilosité abondante ne suffit pas à diagnostiquer une hypertrichose. L’aspect des poils, leur répartition et leur évolution permettent d’orienter l’évaluation. Avant d’envisager une épilation, une augmentation inhabituelle de la pilosité mérite un avis médical.
L’hypertrichose désigne une croissance des poils supérieure à celle habituellement attendue pour l’âge, le sexe et les caractéristiques individuelles. Elle peut concerner du duvet fin ou des poils plus longs et pigmentés.
On distingue plusieurs formes :
Ces caractéristiques se combinent : une hypertrichose peut être acquise et localisée, par exemple. Certaines formes congénitales ont une origine génétique, mais une pilosité familiale dense ne doit pas être assimilée automatiquement à une maladie.
Pour comprendre les variations naturelles et les différents besoins associés, consultez notre page sur la pilosité.
Ces deux termes décrivent des situations différentes.
L’hypertrichose peut toucher les deux sexes et ne se définit pas par une répartition des poils dépendante des androgènes.
L’hirsutisme correspond, chez la femme, au développement de poils épais dans des zones de répartition masculine, comme le menton, la poitrine ou l’abdomen. Il peut être lié à un excès d’androgènes ou à une sensibilité accrue des follicules à ces hormones.
Une pilosité du visage ne permet pas, à elle seule, de distinguer les deux situations. Les symptômes associés et l’examen médical sont importants. Retrouvez les explications spécifiques sur notre page consacrée à l’hirsutisme.
✔️ Certains médicaments
Le minoxidil, utilisé contre certaines chutes de cheveux, la ciclosporine ou la phénytoïne peuvent favoriser une croissance accrue des poils.
Le médecin recherche notamment un lien entre le début du traitement et l’apparition de la pilosité. Ne modifiez jamais un médicament sans l’avis de son prescripteur.
✔️ Des facteurs locaux
Des frottements ou grattages répétés, le port d’un plâtre ou certaines lésions cutanées peuvent être associés à une hypertrichose localisée.
Une zone plus poilue située sur une tache de naissance ou une lésion doit être examinée avant toute épilation.
✔️ Certaines maladies
Des formes acquises peuvent accompagner certaines maladies ou une dénutrition. De rares formes d’apparition rapide nécessitent des investigations pour rechercher une maladie sous-jacente.
Cette possibilité justifie une évaluation médicale, sans signifier qu’une pilosité abondante indique nécessairement une maladie grave.
Consultez si la pilosité augmente rapidement, change après l’introduction d’un médicament ou s’accompagne d’autres symptômes. Une apparition inhabituelle chez un enfant mérite également un avis médical.
Le médecin examine la peau et les poils, puis recherche :
Des règles perturbées ou des signes de virilisation peuvent orienter vers une autre cause de pilosité excessive.
Les examens complémentaires dépendent des constatations : le bilan hormonal et l’imagerie ne sont pas systématiques. Votre médecin traitant peut vous orienter vers un dermatologue ou un autre spécialiste.
Pour préparer le rendez-vous, apportez la liste de vos traitements. Des photographies antérieures peuvent aider à apprécier les changements.
La démarche consiste à rechercher une cause éventuelle, puis à discuter des solutions pour les poils qui gênent.
Lorsqu’un médicament est impliqué, son adaptation par le prescripteur peut permettre une régression progressive. Certaines formes persistent et demandent un entretien si la personne souhaite retirer les poils.
Il est utile de distinguer deux objectifs pendant la consultation : comprendre l’évolution de la pilosité et choisir éventuellement une méthode d’épilation. Les attentes ne sont pas les mêmes pour quelques poils isolés, un duvet diffus ou une surface étendue.
✔️ Les méthodes temporaires
Le rasage, la tonte, la cire et les crèmes dépilatoires sont des possibilités d’entretien. Leur choix dépend de la zone, de la sensibilité de la peau et du rythme souhaité.
Ces méthodes retirent les poils sans traiter une éventuelle cause médicale. Respectez les précautions d’utilisation et évitez de multiplier les gestes sur une peau irritée.
✔️ Quelle place pour l’épilation laser ?
L’épilation laser peut être envisagée après évaluation de la pigmentation et de l’épaisseur des poils, de la couleur de peau et de la zone.
Son objectif est une réduction durable de la pilosité. Plusieurs séances sont nécessaires ; les résultats varient et un entretien peut être utile. Le laser ne traite pas une maladie ou une cause médicamenteuse sous-jacente.
Il peut provoquer des rougeurs et un inconfort temporaire. Des brûlures ou modifications pigmentaires sont également possibles, ce qui impose une évaluation préalable et des précautions adaptées.
Un diagnostic d’hypertrichose ne constitue donc pas, à lui seul, une indication de laser.
✔️ Quand discuter de l’épilation électrique ?
L’épilation électrique par électrolyse fait partie des méthodes permettant de retirer les poils.
Son intérêt peut être discuté lors de l’évaluation, notamment lorsque le laser n’est pas retenu. Demandez au professionnel de préciser la surface envisageable, les contraintes d’entretien et les effets indésirables possibles.
Une augmentation de la pilosité peut parfois survenir après un traitement laser ou par lumière pulsée. Elle est appelée hypertrichose paradoxale, ou repousse paradoxale.
Une revue systématique et méta-analyse publiée en 2021 retrouve une association particulière avec les traitements du visage et du cou. Elle ne permet pas de prédire précisément le risque individuel.
Ce phénomène doit être distingué des poils encore présents entre deux séances. Si vous observez de nouveaux poils dans la zone traitée ou à proximité, signalez-le avant de poursuivre : une réévaluation est nécessaire.
La gêne liée aux poils peut prendre une place importante au quotidien. Pendant le rendez-vous, vous pouvez préciser ce qui vous préoccupe : l’apparition récente, l’entretien, l’inconfort cutané ou l’aspect esthétique.
Après un avis médical lorsque la situation le nécessite, vous pouvez contacter SKINCLINIK pour discuter des solutions d’épilation proposées et de leurs limites.
Une consultation préalable à l’épilation ne remplace pas le diagnostic médical d’une hypertrichose.

Les informations médicales de cette page ont été relues par le Dr Elbaz.